Les apports du coaching pour dépasser la crise

Le covid 19, un confinement de deux mois, un déconfinement fragile, une crise économique et multi-sectorielle mondiale, un énorme point d’interrogation sur l’avenir… que sommes nous en train de vivre ?  Une expérience personnelle et collective hors du commun, inédite, pleine de promesses comme de risques…

Une crise sans précédent

Nous avons tous été bouleversés pendant cette pause forcée du confinement. Et jusqu’à quel point ? Cela mérite de s’y arrêter. Éluder ces bouleversements ce serait rater «le monde d’après» qu’ils ont engendrés, ce serait  revenir  aux vieux schémas du «monde d’avant» et s’y perdre dans un passé révolu et (qu’on le souhaite ou pas ) d’ores et déjà périmé…

Aujourd’hui une nouvelle ère se dessine, à tâtons et pour des mois encore. Comment aborder ce cap et prendre un coup  d’avance ?  A l’échelle des personnes ? A l’échelle de l’entreprise ? Et à terme à l’échelle du monde ?

Une conjugaison d’apports multidisciplinaires

Il est clair que cette situation extraordinaire requière une conjugaison d’apports multidisciplinaires, tant au niveau individuel que collectif. C’est pourquoi nous vous proposons dans les jours qui suivent une série d’articles écrits pour vous présenter les apports de notre domaine d’expertise, à savoir le coaching.

En effet, dans le cadre du Sociolab Co&axial réunissant plusieurs coachs experts, nous avons mené pendant le confinement une réflexion sur cette crise en intelligence collective, sous la direction de Paola Spaventa responsable des Sociolabs et Marie-Blanche Pennington dirigeante du réseau Co&axial.

Marie-Blanche Pennington

Des questionnements cruciaux

Le confinement a amplifié, tel un effet de loupe, des tendances souterraines et des situations paradoxales, accentuant les inégalités de vécu entre les individus et le fossé entre la part d’ombre et de lumière du confinement.

Il nous a mis les pieds au mur en faisant émerger des questionnements cruciaux, et mondialement partagés

On a sacralisé jusqu’ici un modèle socio-économique : le libéralisme et la société du libre-échange. Va -t-on vers une désacralisation de ce modèle ? Quelle voie possible ?

Nous avons constaté les bienfaits rapides et sans précédents du confinement sur notre planète, sur notre environnement, sur la faune et la flore. Certains d’entre nous se sont posés la question d’un changement d’environnement et de mode de vie, au plus près de la nature et loin du rythme effréné voire du chaos des villes. Alors va-t-on vers un retour au Naturalisme ? Quelle est la juste place de l’Homme dans son eco système ? Comment prendre soin de soi, des siens, de sa maison-entreprise, de notre maison la Terre ?

Nous avons expérimenté avec joies et douleurs nos ressources les plus enfouies, nos potentiels cachés pour faire face à un quotidien confiné avec son lot de contraintes inédites. Alors va-t-on vers une sacralisation plus individuelle de notre intériorité et de notre créativité intérieure ?

Une adaptation de nos savoir-faire

Qu’on le veuille ou pas ces bouleversements ont mis en route une révolution culturelle qui est en cours, qui changera la donne des années à venir et qui n’est pas sans rappeler les bouleversements de la Renaissance qui nous ont fait entrer dans l’ère précédente de la modernité. Parmi les nombreux parallèles, citons en deux pour l’exemple :

Nous avons expérimenté comme jamais les multiples possibilités du numérique avec un boom de connaissances et adaptation de nos savoir-faire entre réunions en visio, e-learning et libération de la parole comme de la pédagogie, analogue à la révolution autrefois engendrée par l’imprimerie.

Nous avons découvert au pas de course un nouveau monde où il reste encore tant à explorer comme aux Amériques d’antan : télétravail quasi généralisé, télémanagement, e-apéros, shows collectifs à distance, forum public sur l’ensemble des réseaux sociaux ouvrant de manière brouillonne les portes d’une démocratie plus participative.

Un stress post traumatique

Mais c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Pas à pas jusqu’à ce que cette révolution porte ses fruits. Pour l’heure, et avant toute chose, il est fondamental de prendre en considération le stress post traumatique du confinement.

Il nous a tous affectés à des niveaux divers selon nos valeurs, notre histoire, les incidents traversés pendant le confinement. Ses répercussions et ses incidences sont déterminantes sur le devenir des personnes, sur le futur de nos entreprises tant en termes d’organisation, de management que de performance. L’éluder c’est prendre le risque de la voie de l’échec, sur fond de crise économique et culturelle.

Des besoins à revisiter 

Il  résulte une urgence du confinement : réinterroger nos besoins ! Non pas nos désirs, entre rêves et fantasmes singuliers, mais nos besoins fondamentaux et universels d’êtres humains, qui se sont exprimés de manière criante pendant le confinement à force d’être brimés, malmenés, amplifiés.

A l’inverse de la pyramide dite de Maslow mais qui n’a jamais été théorisée par Maslow, il ne s’agit pas de prioriser mais au contraire de revisiter tous nos besoins sans les hiérarchiser, parce qu’ils sont interconnectés et qu’ils ont été tous impactés avec plus ou moins d’intensité pendant le confinement : besoin du maintien de la vie, besoin de protection et de sécurité, besoin d’estime de soi, besoin d’amour et d’appartenance, besoin de réalisation de soi…

Un processus dynamique

L’enjeu est de taille pour les individus comme pour les équipes et les entreprises. Or l’approche la plus directe pour accompagner ces besoins, et en l’occurrence, les besoins post-confinement est le coaching.

Se pencher sur ses besoins amène également à interroger ses limites, voire ses croyances et ses valeurs, autrement dit les fondamentaux du coaching pour pouvoir ensuite mettre en œuvre un processus dynamique de relance personnelle et/ou collective.

Un objectif approprié 

A la différence d’autres accompagnements thérapeutiques, le coaching –  quelles que soient sa nature (coaching personnel, professionnel, d’équipe )  et ses méthodes  –  met les personnes en mode projet, les orientent sur l’action et la résolution concrète de leur transformation en totale responsabilité.

A  la manière du questionnement socratique il facilite les prises de conscience, les actions sur soi et son environnement par l’exercice pratique, l’orientation vers un objectif approprié, et le plan d’action pour y parvenir.

Un cheminement progressif en 6 étapes

Alors pour dépasser cette crise, nous vous invitons à un cheminement progressif, en 6 étapes pour traverser le paysage de nos besoins d’abord en réparant ce qui a été chamboulé, ce qui a été immobilisé également ; ensuite en favorisant un nouvel élan, une dynamique personnelle et collective mobilisant toutes nos ressources.  

Chaque étape fera l’objet d’un article par jour, du mercredi 20 mai jusqu’à jeudi prochain 28 mai, écrit par des coachs experts à l’issue de ce travail mené en intelligence collective :

  1. Répondre au besoin de sécurité – avec Sandrine Lhotte
  2. Accueillir les émotions – avec Christine Godard et Sandra Henrique
  3. Remettre en mouvement – avec Marie-Blanche Pennington
  4. Favoriser la motivation – avec Catherine Grabowski et Emilie Depoux
  5. Donner du temps et du choix – avec Céline Vilbert
  6. Partager une vision – avec Paola Spaventa

Alors nous vous donnons rendez-vous dès demain pour répondre au besoin de sécurité. 

Sources

Cette publication fait suite à une réflexion menée en intelligence collective au sein du réseau Co&axial. Nous remercions chacun des membres ayant participé à ces échanges, pour leur contribution aux Sociolabs durant le confinement.

Par ordre alphabétique :

Emilie DEPOUX, Catherine DUVINAGE, Nadine FAINSILBER, Christine GODARD, Catherine ESTADIEU GRABOWSKI, Sandra HENRIQUE, Sandrine LHOTTE, Diane LIHOREAU, Jessica RIVIERRE, Laurence VEAUVY, Céline VILBERT, Marie-Blanche PENNINGTON, Paola SPAVENTA

Lire également : Comment préparer le déconfinement 

2020-09-13T11:53:53+02:00